Les régions du languedoc roussillon

Lors du découpage des régions, le Languedoc-Roussillon paraissait une construction géographique fragile. Plusieurs de ses départements regardaient en effet vers des préfectures régionales voisines: le Gard vers Marseille, la Lozère, enclavée au sud du Massif central, vers l’Auvergne, l'Aude et les Pyrénées-Orientales vers Toulouse, voire vers la Catalogne espagnole. La ville de Montpellier dans l'Hérault fut choisie pour préfecture régionale de par sa position géographique peu excentrée. Dans les années 1960, avec l'arrivée de 25 000 rapatriés à la fin de la guerre d'Algérie et l'implantation de la société d'informatique IBM (4000 emplois directs plus les sous-traitants locaux), le moteur économique montpelliérain se mit en place.
 
 

Histoires des régions en Languedoc Roussillon


Vint ensuite le moteur politique. Le maire Georges Frêche (PS), élu à la fin des années 1970, lança de nombreux projets d'aménagements urbains pour attirer habitants et entreprises. Montpellier devint une véritable métropole régionale enviée par les autres départements de la région. Cette mésentente entre « Montpellier la surdouée » (slogan publicitaire de la mairie de Montpellier) et le reste de la région s'est traduit dans l'opposition entre le maire de la capitale régionale et le président du Conseil Régional d'alors, Jacques Blanc (UMP).
 

Les conseils généraux du Languedoc Roussillon


Alors que la région est sociologiquement à gauche (les conseils généraux de l'Aude, du Gard, de l'Hérault et des P-O, les grandes villes), Jacques Blanc est parvenu durant 18 ans à rassembler une majorité à chaque élection. Élu de Lozère, il a encouragé une politique de développement de l'ensemble de la région.
 

Jacques Blanc contre George Frêche


C'est lors des élections régionales de 2004 que Jacques Blanc a été battu par George Frêche, son vieux rival socialiste. Parmi les propositions les plus médiatisées de Georges Frêche en tant que nouveau président du conseil régional, se trouve la volonté d'abandonner le nom de Languedoc-Roussillon au profit de celui de Septimanie, nom de la région à l’époque de l’occupation wisigothe. Ainsi, en 2004, le Conseil Régional adopte un nouveau logotype symbolisant le soleil, et qui comporte la devise "Vivre en Septimanie".