Nimes
L’histoire de Nîmes est intimement liée à celle du département. Occupée par les Volces Aracomiques puis cédée aux Romains, la cité fut offerte aux vétérans de la guerre contre l’Egypte, en guise de remerciements (30 avant J-C). De ce cadeau, Nîmes tira son emblème le crocodile enchaîné à un palmier, symbole de la soumission de l’Egypte.
Intégrée dans la Narbonnaise, Nîmes connut une grande période prospère la Maison Carré, le Pont-du-Gard, les Arènes furent construits à cette époque. Elle devint l’une des villes les plus brillantes de la Gaule romaine et un centre religieux considérable.
Avec ses 138000 habitants, Nîmes est le chef-lieu (préfecture) du département du Gard et, après Montpellier, la deuxième ville du Languedoc-Roussillon. Cité de tradition hispano-camarguaise, sur fond de monuments romains époustouflants de beauté et de prestige, Nîmes est la ville du Sud par excellence. Quelque peu concurrencée par Montpellier, Nîmes est récemment devenue une ville universitaire (faculté des lettres, sciences humaines et sociales et faculté de droit au Fort Vauban, faculté des sciences au quartier des Carmes), ce qui a largement contribué à lui donner un second souffle. La grande majorité de la population nîmoise travaille dans le secteur tertiaire.
Histoire de la ville de Nîmes
A l’heure des invasions barbares, la cité nîmoise devint wisigothe et subit le même sort que toute la contrée Sarrasins, Mérovingiens, Carolingiens et enfin Français disposèrent successivement de la ville.
Au Moyen Âge, Saint Louis parvint à affirmer le pouvoir royal dans la région, devenant ainsi le Languedoc.
A la Renaissance, Nîmes fut le théâtre des guerres de religion, la ville étant dès 1559 le siège de l’église protestante. Massacres et vengeances furent le lot quotidien des Nîmois jusqu’à ce que l’Edit de Nantes (13 avril 1598) vienne apaiser les esprits, en accordant la liberté de culte aux protestants. Mais en 1685, Louis XIV proclama sa révocation, si bien que les hostilités entre catholiques et protestants reprirent de plus belle.
Louis XV réussit à ramener la paix dans la cité huguenote. La Révolution Française vint à son tour tout bouleverser combats de rue, exécutions à la guillotine et autres barricades accompagnèrent la création du département le 4 mars 1790.
Le XIXe siècle fut également pour la capitale du Gard une période agitée.
Les terribles inondations du 3 octobre 1988 forment le dernier drame en date que connut Nîmes dans son histoire.
La maison carrée
Elle fut édifiée au tout début de l’ère chrétienne, en l’honneur de Caïus César et de Lucius César, petit-fils et fils adoptif de l’empereur Auguste. Située au cœur du forum, centre économique de la cité romaine, elle servit tout d’abord de temple, puis, au Moyen Âge, d’assemblée aux juges et de bureaux aux consuls. Elle fut ensuite transformée en église au XVIIe siècle par des moines augustins, avant de devenir un musée en 1823. Elle l’est restée jusqu’à nos jours. En ce qui concerne son architecture, le monument est inspiré de celle du temple d’Apollon de Rome.
L’édifice est bien sûr visitable, bien que l’intérieur soit plutôt pauvre. L’ensemble reste malgré tout absolument splendide.
Contact visite +33 (0)4 66 36 26 76
La tour Magne
Du haut du mont Cavalier, la tour Magne domine toute la ville et offre une vue magnifique sur les Cévennes, les Alpilles et le pic Saint-Loup. A l’origine, cette tour octogonale, plus large à la base qu’au sommet, faisait partie du système de défense qui entourait la ville à l’époque médiévale. Depuis le XIXe siècle, l’édifice est entourée d’une flore typiquement méditerranéenne (pins, cyprès, chênes verts, buis et lauriers) qui accompagnera agréablement votre promenade.
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Le Carré d'Art
Beaucoup plus moderne, le carré d’art est une grande médiathèque construite juste en face de la Maison Carrée. Outre ses rangées de livres, revues, disques et autres documents vidéo, le carré d’art abrite le musée d’Art Moderne de Nîmes, lequel accueille régulièrement des expositions de qualité.
Contact visite +33 (0)4 66 67 52 40
Adresse 2, rue Gaston-Boissier
Les Jardins de la Fontaine
Ils s’étendent au pied du mont Cavalier, colline surmontée par la tour Magne. L’histoire commence au XVIIIe siècle, sous le règne de Louis XV. Des travaux de régularisation du débit d’eau de la source nommée la Fontaine sont entrepris par les dirigeants de la cité nîmoise. En creusant, les ouvriers découvrent un site antique, abandonné depuis le Moyen Âge (le temple de Diane est l’un de ces vestiges). Le lieu est idéal pour établir ce qui sera le premier jardin public de l’histoire de France! Respectant le plan du sanctuaire antique aménagé autour de la source vers la fin du Ier siècle avant J-C, Jacques Philippe Maréchal, directeur des fortifications du Languedoc, et l’architecte nîmois Gabriel Dardailhon dessinent un jardin à la française, décoré de vases, statuts en marbre ou en pierre de Lens. Le mélange est saisissant et l’ensemble, une véritable splendeur!
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Les musées Nîmois
- Le musée archéologique et d’histoire naturelle
+33 (0)4 66 76 74 80
13, bd Amiral Courbet
- Le musée d’art contemporain
+33 (0)4 66 76 35 70
au Carré d’Art
- Le musée des Cultures taurines
+33 (0)4 66 36 83 77
6, rue Alexandre Ducros