Histoire du Gard
Le territoire du Gard fut primitivement occupé par les Ibères. Ils en furent chassés par les Volces, peuplade celte qui prit le nom d’Aracomiques en s’installant sur les terres gardoises.
En 121 avant J-C, les Aracomiques, influencés par Marseille, se soumirent volontairement aux Romains. Le pays gardois fut dès lors intégré dans la Narbonnaise, et les Aracomiques traités favorablement par les dirigeants de Rome. La région se couvrit de monuments romains qui font du Gard le département le plus riche en antiquités de cette époque.
Le règne des comtes de Nîmes perdura jusqu’au début du XIIIe siècle, période à laquelle le département fut cédé à Simon de Montfort, envoyé du roi de France et chef de la croisade contre les cathares.
Au XVIe et XVIIe siècles, les diocèses de Nîmes, d’Alais et d’Uzès furent agités par les guerres de religion, les protestants y étant nombreux. A la révocation de l’édit de Nantes, ceux-ci se réfugièrent dans les Cévennes. S’engagea alors la guerre des Camisards, guerre d’extermination des protestants par les catholiques. Elle dura trois ans.
La paix revint ensuite dans le pays gardois jusqu’à la Révolution Française, où les anciennes passions religieuses ressurgirent. C’est aussi à cette période que se constitua administrativement le département du Gard, plus précisément le 4 mars 1790, en application de la loi du 22 décembre 1789.
Au Ve siècle après J-C, la contrée n’échappa pas aux invasions barbares. Vandales et Wisigoths se succédèrent et le pays de Nîmes fut intégré à la Septimanie.
Les invasions sarrasines mirent à bas la domination wisigothe en 720. En 752, les habitants se révoltèrent et chassèrent les musulmans, sous l’impulsion d’un certain Ansemond. Ce dernier, ne se sentant pas de taille à lutter longtemps contre les Maures, livra la contrée à Pépin le Bref. Sa direction fut confiée au gouverneur Radulfe, qui devint ainsi le premier comte de Nîmes (753).